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Fiches de révision TAGE MAGE : les 23 fiches qui couvrent les 6 sous-tests
15 min de lecture

SIMON AST

Table des matières
L'essentiel à retenir sur les fiches de révision du TAGE MAGE
23 fiches réparties très inégalement sur les 6 sous-tests : 2 pour la compréhension de textes, 10 pour le calcul, 2 pour le raisonnement et argumentation, 2 pour les conditions minimales, 4 pour l'expression, 3 pour la logique.
Une fiche exploitable tient en quatre éléments : un déclencheur (quand l'utiliser), une règle encadrée, un exemple chiffré résolu, un piège nommé. Une fiche qui se contente de décrire sans donner ces quatre éléments est inerte.
Les 6 sous-tests fonctionnent par paires sur un domaine commun : une fiche de calcul sert aussi aux conditions minimales, une fiche de compréhension sert aussi à l'expression, une fiche de raisonnement sert aussi à la logique. Une fiche bien sue couvre donc 30 questions sur 90, pas 15.
Barème : aucune pénalité pour une réponse fausse ni pour une question laissée sans réponse, ce qui change la façon de répondre sur les 90 questions du test.
Point de vigilance : plusieurs fiches gratuites en circulation font encore réviser un barème avec points négatifs et un rythme de passage disparus depuis 2026.
Tu prépares le TAGE MAGE et tu es en phase de révision active. Tu ne cherches plus à comprendre ce qu'est le test, tu cherches la matière à mémoriser, tout de suite, sans PDF à télécharger ni ouvrage à acheter.
Voici les 23 fiches qui couvrent les 6 sous-tests officiels, lisibles directement dans cette page. Les règles de notation et de passage citées ici sont celles vérifiées sur le site officiel du TAGE MAGE au 30 juillet 2026, ce qui n'est pas le cas de plusieurs supports gratuits en circulation qui font encore réviser un barème disparu (voir la section plus bas pour vérifier tes propres sources). Va directement à ta matière grâce au sommaire ci-dessous, ou consulte notre guide sur comment préparer le TAGE MAGE pour la méthode d'ensemble (et notre comparatif GMAT vs TAGE MAGE si tu hésites encore entre les deux tests).
Les 6 sous-tests et les 23 fiches qui les couvrent
Le TAGE MAGE est structuré en 3 domaines de compétence, comprenant chacun 2 sous-tests : aptitudes verbales (compréhension de textes, expression), aptitudes à la résolution de problèmes (calcul, conditions minimales), aptitudes au raisonnement logique (raisonnement et argumentation, logique). Chaque sous-test compte 15 questions en 20 minutes, cinq propositions dont une seule correcte, pour un total de 90 questions et un score sur 600 points. Prévois un créneau réel d'environ 3h30 : les 2 heures d'épreuve, sans pause, plus environ 30 minutes d'explications.
Sous-test | Domaine d'aptitude | Sous-test jumeau | Questions et durée | Fiches |
|---|---|---|---|---|
Aptitudes verbales | Expression | 15 q. / 20 min | 2 | |
2. Calcul | Résolution de problèmes | Conditions minimales | 15 q. / 20 min | 10 |
Raisonnement logique | Logique | 15 q. / 20 min | 2 | |
Résolution de problèmes | Calcul | 15 q. / 20 min | 2 | |
5. Expression | Aptitudes verbales | Compréhension de textes | 15 q. / 20 min | 4 |
6. Logique | Raisonnement logique | Raisonnement et argumentation | 15 q. / 20 min | 3 |
Seule la page dédiée à la logique est en ligne aujourd'hui, les cinq autres sont en cours de production : les ancres ci-dessus s'activeront à leur publication.
Fiches du sous-test 1, compréhension de textes
L'épreuve évalue le repérage d'informations, l'identification des faits et des opinions, le regroupement d'informations d'une même chaîne argumentative, l'évaluation de la posture intellectuelle de l'auteur et la capacité à synthétiser l'essentiel d'un texte sans le trahir. Elle partage le domaine des aptitudes verbales avec l'expression. Chaque fiche suit le même gabarit : le déclencheur, la règle encadrée, un exemple résolu, le piège classique. La méthode complète et l'entraînement restent sur la page dédiée au sous-test.
Fiche 1 - Distinguer un fait d'une opinion et repérer la thèse de l'auteur
Quand : une question demande d'identifier ce qui relève du vérifiable et ce qui relève du jugement de l'auteur, ou de repérer sa thèse.
Règle : un fait se vérifie indépendamment de qui l'écrit, une opinion engage l'auteur. Marqueurs d'opinion à repérer : verbes d'appréciation, adverbes de jugement, modalisateurs ("il semble que", "on pourrait penser"). La thèse ne se trouve pas en cherchant le sujet du texte, mais ce que l'auteur défend contre une autre position.
Exemple : "Le chômage des jeunes a atteint 18 % en 2025. Ce chiffre alarmant illustre l'échec des politiques d'insertion menées depuis dix ans." La première phrase est un fait vérifiable, la seconde une opinion (« échec », « alarmant » trahissent un jugement).
Piège : prendre une affirmation chiffrée pour un fait alors qu'elle est présentée par l'auteur comme un argument à l'appui de sa thèse.
Fiche 2 - Départager deux propositions qui semblent toutes les deux justes
Quand : deux propositions paraissent également vraies après lecture du texte et tu hésites entre les deux.
Règle : la bonne réponse n'est pas la plus vraie dans l'absolu, c'est celle qui se rapproche le plus de ce que dit le texte. Compléter avec ses propres connaissances sur le sujet est le moyen le plus rapide de se tromper : l'épreuve ne teste aucune connaissance externe. Pour trancher, applique la méthode de la pyramide : élimine d'abord sur le fond (affirmation fausse ou partiellement fausse, omission d'un élément essentiel, focalisation excessive sur un détail, extrapolation, hors sujet), puis départage les survivantes sur la forme (ton mesuré plutôt qu'absolu, vocabulaire du même registre que le texte, structure logique fidèle).
Exemple : entre une proposition qui dit qu'un phénomène "profite à tous" et une autre qui dit qu'il "présente des avantages à relativiser selon les situations", la seconde gagne dès lors que le texte évoque des effets négatifs : la première est éliminée sur le fond (omission).
Piège : écarter la bonne réponse parce qu'elle paraît incomplète, alors que le critère est la proximité avec le texte, jamais la complétude.
Fiches du sous-test 2, calcul
L'épreuve évalue la maîtrise de connaissances simples en arithmétique, géométrie et algèbre, de niveau troisième selon le site officiel. La difficulté principale n'est pas le calcul en lui-même mais la mise en équation d'un énoncé rédigé en langage courant. Le domaine de la résolution de problèmes est partagé avec les conditions minimales : ces 10 fiches servent donc 30 questions sur 90. Seuls l'arithmétique, la géométrie, l'algèbre et le niveau troisième sont officiellement documentés : les notions ci-dessous sont des récurrences constatées dans les annales et les entraînements, pas un programme publié.
Fiche 3 - Critères de divisibilité et nombres premiers
Quand : un énoncé demande si un nombre est divisible par un autre, ou de simplifier une fraction, une décomposition.
Règle :
Nombres premiers à connaître jusqu'à 100 : 2, 3, 5, 7, 11, 13, 17, 19, 23, 29, 31, 37, 41, 43, 47, 53, 59, 61, 67, 71, 73, 79, 83, 89, 97 (1 n'est pas premier, il n'a qu'un seul diviseur). La décomposition en facteurs premiers par divisions successives sert à simplifier des fractions ou comparer deux nombres sans les calculer entièrement.
Piège : appliquer le critère du 4 au dernier chiffre seul au lieu des deux derniers chiffres.
Fiche 4 - Fractions, puissances et racines carrées
Quand : un calcul implique des fractions, des exposants ou des racines carrées à manipuler ou comparer.
Règle : fractions : addition avec dénominateur commun, multiplication (numérateurs entre eux, dénominateurs entre eux), division par l'inverse, simplification par le plus grand diviseur commun. Puissances : a^m × a^n = a^(m+n) ; a^m / a^n = a^(m−n) ; (a^m)^n = a^(m×n) ; a^0 = 1 ; a^(−n) = 1/a^n. Racines : √(a×b) = √a × √b ; √(a/b) = √a / √b ; on ne les additionne jamais terme à terme. Astuce qui fait gagner du temps : convertir systématiquement les décimaux embêtants en fractions avant de calculer.
Exemple : comparer 5/7 et 7/10 sans diviser : produit en croix 5×10=50 contre 7×7=49, donc 5/7 > 7/10.
Piège : additionner les racines carrées comme des nombres (√4 + √9 = 2 + 3 = 5, ce qui n'est pas √13).
Fiche 5 - Proportionnalité et produit en croix
Quand : l'énoncé relie trois grandeurs ("X ouvriers produisent Y en Z jours, combien de jours pour produire Y' avec X' ouvriers ?").
Règle : triple proportionnalité, avec N1, T1, Q1 les données de la première situation et N2, T2, Q2 celles de la seconde : T2 = T1 × (Q2/Q1) × (N1/N2). La formule se retourne dans les 3 sens selon la variable cherchée. Avant de calculer, demande-toi si le résultat attendu doit être plus grand ou plus petit que la valeur de départ : cela évite d'inverser une proportion directe et une proportion inverse.
Exemple : 12 ouvriers construisent 90 m de route en 15 jours. Combien de jours pour 9 ouvriers sur 120 m ? T2 = 15 × (120/90) × (12/9) = 15 × 16/9 ≈ 26,7 jours.
Piège : appliquer une proportionnalité directe là où la relation est inverse (plus d'ouvriers, moins de temps).
Fiche 6 - Pourcentages, hausses, baisses et évolutions successives
Quand : l'énoncé porte sur une variation, plusieurs variations successives, ou un placement à intérêts.
Règle : hausse de X % : multiplier par (1 + X/100). Baisse de X % : multiplier par (1 − X/100). Évolutions successives : on multiplie les coefficients, on n'additionne jamais les pourcentages. Retrouver la valeur initiale : diviser la valeur finale par le coefficient. Intérêts simples : I = C × T × N (I proportionnel, ne se réinvestit pas). Intérêts composés : S = C × (1 + T)ⁿ (croissance exponentielle, les intérêts produisent des intérêts).
Exemple : une hausse de 20 % suivie d'une baisse de 20 % ne ramène pas à 100 mais à 96 : 1,2 × 0,8 = 0,96, soit −4 %.
Piège : additionner les taux au lieu de multiplier les coefficients (répondre 0 % au lieu de −4 % dans l'exemple ci-dessus).
Fiche 7 - Moyennes simples et moyennes pondérées
Quand : un énoncé mentionne plusieurs valeurs à moyenner, même sans jamais employer le mot "moyenne".
Règle : moyenne simple : M = (x1 + x2 + ... + xn) / n. Moyenne pondérée, très fréquente sous des habillages qui ne disent jamais "moyenne" : Mgén = (C1×X1 + C2×X2 + ...) / (C1 + C2 + ...). Moyenne harmonique pour des vitesses ou rythmes à distance constante (cas fréquent d'aller-retour, N=2) : 2 × X1 × X2 / (X1 + X2).
Exemple : un étudiant obtient 10/20 coefficient 2, 14/20 coefficient 3, 16/20 coefficient 5. Moyenne : (10×2 + 14×3 + 16×5) / (2+3+5) = 142/10 = 14,2.
Piège : faire la moyenne des deux moyennes de groupes d'effectifs différents au lieu de pondérer par les effectifs.
Fiche 8 - Vitesse, croisement et rattrapage
Quand : deux mobiles se déplacent l'un vers l'autre, ou l'un rattrape l'autre.
Règle : vitesse de base V = D/T. Croisement, départ simultané, deux mobiles l'un vers l'autre : D = (V1 + V2) × T. Rattrapage, même sens, départ différé : temps de rattrapage = avance du plus lent / écart de vitesse. Vitesse moyenne sur un aller-retour de même distance : jamais la moyenne arithmétique des deux vitesses, mais la moyenne harmonique 2×V1×V2 / (V1+V2).
Exemple : aller à 60 km/h, retour à 40 km/h sur la même distance : vitesse moyenne = 2×60×40 / (60+40) = 48 km/h, pas 50.
Piège : convertir 3 h 30 en 3,3 au lieu de 3,5 dans un calcul, ce qui décale tout le résultat.
Fiche 9 - Unités et conversions de longueur, d'aire, de volume et de temps
Quand : une question mélange plusieurs unités (mètres et centimètres, litres et mètres cubes, heures et minutes).
Règle : un facteur 10 sur une longueur devient un facteur 100 sur l'aire correspondante et un facteur 1000 sur le volume. Correspondance essentielle : 1 m³ = 1000 litres, donc 1 dm³ = 1 L et 1 cm³ = 1 mL. Pour les durées, convertir systématiquement le format heures-minutes en décimal avant tout calcul de vitesse (45 minutes = 0,75 h, pas 0,45 h).
Piège : convertir 1 m² en 100 cm² au lieu de 10 000 cm² en oubliant que le facteur s'applique au carré.
Fiche 10 - Triangles, théorème de Pythagore et angles
Quand : une figure contient un triangle rectangle, ou une question porte sur des droites parallèles coupées par des sécantes.
Règle : théorème de Pythagore, uniquement dans un triangle rectangle : hypoténuse² = côté² + côté². Triangles pythagoriciens à reconnaître instantanément pour éviter tout calcul : 3-4-5, 6-8-10, 9-12-15, 5-12-13, 7-24-25, 8-15-17, et tous leurs multiples. La somme des angles d'un triangle vaut toujours 180°. Théorème de Thalès sur deux droites sécantes coupées par deux parallèles : petit côté sur grand côté égale petit côté sur grand côté.
Exemple : un triangle rectangle de côtés 7 et 24 : reconnu directement comme un triplet pythagoricien, l'hypoténuse vaut 25 sans poser le calcul.
Piège : appliquer Pythagore à un triangle qui n'est pas rectangle parce que la figure en donne l'impression visuelle.
Fiche 11 - Périmètres, aires et volumes
Quand : une question demande directement une aire, un périmètre ou un volume, ou l'effet d'un changement d'échelle sur ces grandeurs.
Règle :
Solides : cube V=c³, pavé droit V=L×l×h, cylindre V=πr²h, cône V=πr²h/3, sphère V=4πr³/3, pyramide V=aire de la base × h / 3. Règle d'échelle qui fait gagner du temps sans recalculer : une dimension multipliée par k multiplie l'aire par k² et le volume par k³.
Exemple : le rayon d'une sphère est doublé, son volume est multiplié par 8 (2³), jamais par 2.
Piège : répondre que le volume double quand le rayon double.
Fiche 12 - Dénombrement et probabilités simples
Précaution : ces notions ne figurent pas dans la description officielle du sous-test, qui ne mentionne que l'arithmétique, la géométrie et l'algèbre. Récurrence constatée en annales et en entraînement, pas un programme publié.
Règle : probabilité = cas favorables / cas possibles. Événement contraire : P(Ā) = 1 − P(A), souvent le chemin le plus rapide. Question clé avant tout calcul : l'ordre compte-t-il ? S'il compte, arrangement de k parmi n : A(n,k) = n! / (n−k)!. S'il ne compte pas, combinaison : C(n,k) = n! / (k! × (n−k)!). Test de la permutation : si intervertir deux éléments change le résultat, c'est un arrangement ; sinon, c'est une combinaison.
Exemple : choisir 3 personnes parmi 8 pour une délégation aux rôles identiques : combinaison, C(8,3) = 56. Établir un podium de 3 parmi 10 participants : arrangement, A(10,3) = 720.
Piège : compter deux fois les mêmes combinaisons en raisonnant en ordre alors que l'énoncé n'en tient pas compte.
Fiches du sous-test 3, raisonnement et argumentation
L'épreuve évalue les capacités de raisonnement et de jugement face à des situations de la vie quotidienne ou à des opinions défendues dans les médias, sans connaissance approfondie de logique formelle. Le domaine du raisonnement logique est partagé avec la logique, sixième sous-test. Réflexe valable sur toute l'épreuve : lire la consigne avant l'énoncé, car c'est elle qui décide de ce qu'on cherche.
Fiche 13 - Reconnaître ce que la question réclame vraiment
Quand : avant même de lire les propositions, pour savoir quel type de réponse la question attend.
Règle : deux cas, tels que les formule le site officiel. Contexte explicite : un raisonnement inductif ou déductif classique conduit à une solution unique. Contexte flou : il faut choisir, parmi les cinq propositions, celle qui convient le mieux, dans une situation de prise de décision proche du réel. Plusieurs propositions peuvent sembler défendables, une seule est comptée correcte, toujours. Le superlatif de la consigne décide tout : elle peut demander la meilleure proposition comme la moins bonne. Environ 8 questions sur 15 de ce sous-test portent sur l'argumentation (texte court + question) et se traitent avec la méthode de la pyramide : éliminer d'abord sur le fond, puis sur la forme.
Exemple : "Si une personne est allergique, alors elle ne mange pas de fraises" implique par contraposée "si une personne mange des fraises, alors elle n'est pas allergique". Attention, l'implication inverse ("si elle n'est pas allergique, alors elle mange des fraises") est fausse : elle peut avoir d'autres raisons de ne pas en manger.
Piège : répondre selon son propre point de vue au lieu du point de vue défendu dans l'énoncé.
Fiche 14 - Affaiblir, renforcer, présupposé
Quand : la consigne demande explicitement de renforcer, d'affaiblir un argument, ou d'en identifier le présupposé.
Règle : soutient le plus (renforcer) : la proposition qui saisit le mieux l'essence de la thèse, sans l'élargir (extrapolation) ni la restreindre (omission). Soutient le moins (affaiblir) : introduit un doute ou une exception qui réduit la portée du raisonnement, sans le contredire frontalement, à ne pas confondre avec contredire. Présupposé : ce que l'auteur suppose vrai sans le dire, condition nécessaire à la cohérence de l'argument. Test de contrôle : nie la proposition, si le raisonnement s'effondre, c'est le présupposé. Conclut le mieux : prolonge le texte sans ouvrir de nouveau débat ni généraliser.
Exemple : un texte affirme qu'interdire les deux-roues la nuit a réduit les plaintes pour bruit. Le présupposé nécessaire : il existe un lien entre le bruit nocturne et les deux-roues motorisés, une idée jamais formulée mais indispensable au raisonnement.
Piège : choisir une proposition qui contredit frontalement l'énoncé alors que la consigne demande seulement de l'affaiblir.
Fiches du sous-test 4, conditions minimales
Le site officiel du test explique que l'épreuve fait appel aux mêmes champs de compétence que le calcul, la différence se situant dans la formulation des énoncés : chaque énoncé comporte des informations initiales insuffisantes seules, plus deux informations supplémentaires notées (1) et (2). Il faut déterminer si ces informations sont nécessaires et suffisantes. Conséquence à retenir : on ne résout pas le problème, on décide si on pourrait le résoudre. Les 10 fiches de calcul servent aussi ce sous-test, puisque les deux partagent le même domaine.
Fiche 15 - La grille A à E et l'ordre de test qu'il ne faut jamais inverser
Quand : à chaque question de conditions minimales, avant même de faire le moindre calcul.
Règle : grille des 5 réponses, telle qu'elle est publiée dans le document de méthodes diffusé par les banques d'épreuves du concours (pas par l'organisme qui administre le test) : A, l'information (1) seule suffit mais pas la (2) seule. B, l'information (2) seule suffit mais pas la (1) seule. C, les deux ensemble suffisent mais aucune seule. D, chacune suffit seule. E, les deux ensemble ne suffisent pas. Ordre de test qui fait gagner du temps : tester la (1) seule, puis la (2) seule, et n'examiner la combinaison que si les deux ont échoué séparément.
Exemple : quel est le prix initial d'un objet soldé ? (1) après une réduction de 20 %, il coûte 80 €. (2) le montant de la réduction est de 20 €. L'information (1) seule suffit (80/0,8=100), l'information (2) seule ne suffit pas (pourcentage inconnu) : réponse A.
Piège : tester d'abord les deux informations ensemble, ce qui donne une fausse impression de suffisance et fait cocher la mauvaise lettre.
Fiche 16 - Écrire ce qu'il faut trouver avant de regarder les deux informations
Quand : juste avant de lire les informations (1) et (2), sur chaque question.
Règle : écris au brouillon la question sous sa forme la plus simple, l'inconnue à déterminer, avant de lire (1) et (2). Tant que cette inconnue n'est pas posée, impossible de juger si une information est suffisante. Méthode de listage pour les cas ambigus : note toutes les valeurs compatibles avec l'information (1), puis celles compatibles avec l'information (2). Une information est suffisante si elle ne laisse qu'une seule valeur possible.
Exemple : quelle est la somme que possèdent Léo et Emma ensemble ? (1) Léo a 200 € de plus qu'Emma : insuffisant seul (infinité de solutions). (2) Léo possède les deux tiers de la somme totale : insuffisant seul (pas de valeur numérique). Ensemble, un système à deux équations se résout : réponse C.
Piège : conclure qu'une information est suffisante parce qu'elle est utile, alors que la seule question est de savoir si elle ferme la solution à une valeur unique.
Fiches du sous-test 5, expression
Le site officiel précise la répartition : un tiers des questions vise à percevoir et corriger les maladresses usuelles dans des messages brefs, un autre tiers porte sur la reformulation, le dernier tiers évalue la cohérence d'un discours. Le domaine des aptitudes verbales est partagé avec la compréhension de textes. Avertissement que peu de supports relaient : les annales précisent que la structuration en trois sous-parties n'est pas figée, de nouveaux exercices pouvant apparaître d'une session à l'autre. La seule règle stable est de lire la consigne de chaque exercice.
Fiche 17 - Synonymie et reformulation
Quand : un passage est souligné ou en gras et il faut choisir la proposition qui s'en rapproche le plus, ou qui s'en éloigne le plus.
Règle : la bonne réponse n'est jamais une paraphrase parfaite, c'est la moins mauvaise, celle dont le sens se rapproche le plus (ou s'éloigne le plus, selon la consigne : c'est elle qui décide). Tri en deux temps : élimine d'abord les propositions qui changent le registre ou l'intensité, puis départage les restantes sur la seule nuance de sens.
Exemple : pour "doute et scepticisme", "suspicion et défiance" est plus proche que "perplexité et cynisme" (trop fort) ou "incertitude et méfiance" (trop faible).
Piège : choisir la proposition la plus élégante plutôt que la plus proche du sens de départ.
Fiche 18 - Correction linguistique
Quand : il faut trouver la seule phrase fautive (ou correcte) parmi cinq, ou choisir la meilleure reformulation d'un passage.
Règle : deux formats. Trouver la phrase fautive ou correcte : balaie les points d'accord qui reviennent le plus (participes passés avec avoir et être, homophones, accords d'adjectifs, genre de noms piégeurs). Choisir la meilleure reformulation, sachant que l'option A reprend toujours la formulation initiale : applique 3 filtres dans l'ordre, orthographe, cohérence syntaxique et grammaticale, élégance du style (le critère final, le plus subjectif, pour départager deux propositions déjà correctes).
Exemple de genre piégeur : "algèbre" est féminin (une algèbre complexe), "tentacule" est masculin (un tentacule), à l'inverse de l'intuition.
Piège : valider une phrase parce qu'elle "sonne bien à l'oral" alors que l'accord est faux, comme confondre censé et sensé.
Fiche 19 - Cohérence et connecteurs logiques
Quand : un texte à trous demande de choisir les mots qui s'intègrent le mieux, généralement sur les dernières questions du sous-test.
Règle : lis tout le passage avant de regarder les propositions, en identifiant le rapport que chaque trou doit exprimer : addition, opposition, cause, conséquence, comparaison, concession. Ne teste les propositions qu'à ce moment, en vérifiant que le connecteur choisi ne contredit pas un marqueur logique déjà présent dans la phrase suivante.
Familles de connecteurs : opposition (cependant, néanmoins, or), cause (car, puisque), conséquence (donc, ainsi), addition (de plus, également), concession (bien que, malgré).
Piège : choisir un connecteur d'opposition alors que la suite du texte confirme l'idée précédente au lieu de la contredire.
Fiche 20 - Les locutions, expressions et figures de style qui reviennent le plus
Précision avant la liste : ces éléments ne figurent pas dans la description officielle du sous-test, mais ils reviennent régulièrement dans les sujets, ce qui en fait un investissement de mémorisation rentable.
Piège : confondre l'exagération (hyperbole) et l'image (métaphore), la distinction la plus manquée par les candidats.
Fiches du sous-test 6, logique
Le site officiel définit une épreuve de logique catégorielle : catégorisation de données spatiales et numériques, où il faut extraire le critère commun à un ensemble d'informations et exclure ce qui les différencie. L'épreuve ne présente aucune difficulté mathématique. Le domaine du raisonnement logique est partagé avec le raisonnement et argumentation. Précaution : la description officielle ne mentionne que des données numériques et spatiales, les séries de lettres sont une récurrence constatée en annales, pas une catégorie officielle. Avoir 23 fiches ne sert à rien si tu es incapable de dire, pour chacune, sur quel type de question elle se déclenche : c'est une bibliothèque, pas une préparation.
Fiche 21 - Séries numériques
Quand : une suite de nombres à 2 ou 3 chiffres est présentée et il faut trouver le terme manquant.
Règle : logique intra-terme (chaque terme valide seul une condition) : carrés ou cubes parfaits (parfois inversés), multiples d'un nombre donné, nombres premiers, somme ou produit des chiffres constant, nombres palindromiques, relation entre les colonnes du terme (somme, produit, puissance). Logique extra-terme (relation entre plusieurs termes, sur une colonne ou une diagonale) : variation nulle, constante, croissante, décroissante ou alternée ; ou somme et produit croissants entre les termes. Ordre de test recommandé : calculer d'abord les écarts, puis les écarts des écarts, puis les rapports, puis découper la série en deux (rangs pairs et impairs).
Exemple : la série 4, 5, 6, 7, 8 présente une variation constante de +1 sur la même colonne : le terme suivant commence par 9.
Piège : chercher une règle unique sur une série imbriquée, où les rangs pairs et impairs suivent deux logiques différentes, ce qui fait perdre plus d'une minute sans résultat.
Fiche 22 - Séries alphabétiques
Quand : une suite de lettres remplace une suite de chiffres.
Règle : ne raisonne jamais directement sur les lettres, convertis-les en rang alphabétique (A=1 ... Z=26) et retombe sur une série numérique classique. Logiques intra-terme propres aux lettres : nombre de barres (I=1, LTVX=2, AFHKNYZ=3, EMW=4), voyelles ou consonnes uniquement, écart mathématique entre rangs, mot palindromique, somme ou produit des rangs constant. Logiques extra-terme : variation des rangs par colonne ou diagonale (même principe que les séries numériques), lettres symétriques verticalement (A H I M O T U V W X Y) ou horizontalement (B C D E H I K O X).
Piège : oublier que l'alphabet reboucle après Z, ce qui fait sortir de la série.
Fiche 23 - Logique spatiale
Quand : une série de figures ou de symboles remplace la série de chiffres ou de lettres.
Règle : avant de chercher la règle, liste systématiquement les paramètres qui varient d'une figure à l'autre : nombre d'éléments, forme, orientation, position, remplissage, symétrie, superposition. Cinq façons de lire une lettre dans ce contexte : rang alphabétique, nombre de barres, voyelle ou consonne, symétrie, initiale d'un mot ou d'un chiffre. Types de déplacement récurrents : linéaire horaire ou anti-horaire, diagonal, croissant (arithmétique ou géométrique), vertical ou horizontal, autour d'un axe de symétrie. Cas particuliers fréquents : damiers (superposer les cases), horloges (l'heure indiquée cache souvent un second critère comme "nombre premier"), boussoles (angle de rotation entre les directions), croix de symboles (résoudre par élimination, un symbole à la fois).
Piège : traiter une symétrie comme une rotation, ce qui donne la figure inversée au lieu de la figure reflétée.
Comment ASTPrep transforme ces fiches en points au TAGE MAGE ?
Une fiche fixe une règle, elle ne fait pas monter un score. Ce qui déplace un score, c'est le volume d'exercices corrigés, l'analyse méthodique de ses propres erreurs, et les passages en conditions réelles, trois choses qu'une fiche ne peut pas donner par construction. Sur ce point précis, ASTPrep propose plus de 4 000 exercices tenus à jour, 18 TAGE MAGE blancs complets, des corrections en vidéo, cinq heures de cours en direct par semaine avec des professeurs spécialistes du test, et une communauté de 13 000 membres qui rompt l'isolement, premier facteur d'échec des candidats en admission sur titre. La mise à jour permanente de cette banque d'exercices est exactement ce qui manque aux supports gratuits qui circulent encore avec un barème disparu. Plus de 4 000 étudiants ont déjà été accompagnés, avec des progressions documentées sur deux mois sans promesse de score : Arthur F. est passé de 290 à 423 sur 600, Timothé T. de 323 à 450. Le Discord de la communauté et le simulateur en ligne sont accessibles gratuitement, l'offre Découverte est à 87 € par mois sans engagement et l'offre Progression à 219 € pour trois mois. ASTPrep a été fondée par deux candidats passés eux-mêmes par l'admission sur titre, pas par des enseignants de prépa : teste gratuitement le simulateur pour situer ton niveau, ou rejoins la préparation ASTPrep, sans engagement.
FAQ sur les fiches de révision du TAGE MAGE
Faut-il faire ses fiches soi-même ou utiliser des fiches toutes faites ?
Les deux, mais pas au même moment. Une fiche toute faite fait gagner la phase de collecte, qui n'apporte aucun point. Recopier soi-même la règle et refaire l'exemple à la main est en revanche ce qui fixe la mémoire. La bonne méthode : pars d'une fiche existante à jour, réécris-la à ta main en y ajoutant tes propres erreurs.
Peut-on emporter ses fiches le jour du test ?
Non. Le site officiel indique que l'usage d'un dictionnaire ou de tout autre document est strictement interdit, de même que tout matériel électronique : téléphone, calculatrice, chronomètre, montre ou objet connecté. Il précise aussi qu'il est inutile d'apporter des feuilles puisque le cahier de test sert de brouillon, et que les casques et bouchons d'oreille ne sont pas autorisés. Prévois un créneau d'environ 3h30 : deux heures de test sans pause, plus une trentaine de minutes d'explications. Les fiches se lisent avant, pas pendant.
Faut-il réviser ses fiches la veille du test ?
Relire n'est pas réviser, et la veille n'est pas le moment d'apprendre. Le site officiel recommande de privilégier l'entretien régulier des réflexes plutôt que le bachotage, et de se présenter dans de bonnes conditions physiques et psychologiques. Ce qui reste utile la veille : une relecture rapide des seules fiches de par cœur, celles qui contiennent des listes et des formules. Ce qui est contre-productif : découvrir une méthode nouvelle à ce moment-là.
Quelle différence entre un proverbe et une expression idiomatique ?
Un proverbe est une phrase complète qui énonce une vérité générale et se cite telle quelle. Une expression idiomatique est un groupe de mots figé dont le sens ne se déduit pas de ses composants pris un par un. La distinction compte pour l'épreuve d'expression : un proverbe se reconnaît, une expression idiomatique se traduit. Voir la fiche 20 pour la liste.
Faut-il ficher les maths quand on vient d'une filière littéraire ?
Oui, et l'inquiétude se retourne facilement. Le site officiel indique que les notions mathématiques relèvent du niveau de la classe de troisième et que le test mesure une aptitude, pas des connaissances : un candidat issu d'une filière scientifique n'a donc pas d'avantage structurel. Nuance qui rend la réponse crédible : un profil à l'aise en calcul gagne du temps sur une partie des questions, mais la difficulté principale du sous-test de calcul est de mettre en équation un énoncé rédigé en langage courant, ce qui relève autant de la lecture que du calcul. Les fiches de calcul de cette page sont précisément faites pour combler l'écart.









