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Raisonnement au TAGE MAGE : les deux familles de questions, la méthode et des exercices corrigés

8 min de lecture

SIMON AST

Table des matières

Raisonnement TAGE MAGE : méthode, pièges et exercices corrigés

L’essentiel à retenir sur le raisonnement au TAGE MAGE

  • Position : troisième sous-test sur six, libellé officiel Raisonnement / Argumentation.

  • Pas de logique formelle : l'épreuve fait appel à la logique naturelle, pas à des connaissances approfondies de logique.

  • Deux régimes de réponse : selon que le contexte est explicite (réponse unique) ou flou (celle qui convient le mieux parmi cinq).

  • Format : 15 questions, 20 minutes, cinq propositions dont une seule retenue, aucune pénalité pour une réponse fausse.

  • Score : agrégé avec le sous-test Logique dans une note d'aptitudes au raisonnement logique sur 60 points (score global sur 600). Voir le guide du TAGE MAGE.

Teste-toi tout de suite avec les exercices juste en dessous.

Tu prépares le TAGE MAGE et tu abordes le sous-test 3 avec le réflexe qui coûte le plus cher : le croire intuitif parce qu'il ne demande ni calcul ni grammaire, et donc ne pas le travailler. Ce n'est pourtant pas une épreuve de culture. Tu comprends le paragraphe, tu élimines trois propositions en quelques secondes, et tu te retrouves à choisir au ressenti entre les deux dernières. C'est prévu par le règlement de l'épreuve : sur une partie des questions, il n'existe pas une seule proposition vraie, il existe celle qui convient le mieux.

Cette page te donne, dans l'ordre : des exercices pour te situer, le format réel de l'épreuve et la fin de la confusion avec la logique, les familles de questions et leur poids, la méthode de chacune, la règle qui départage deux propositions, et la gestion de tes vingt minutes.

Teste-toi gratuitement sur le raisonnement au TAGE MAGE

Avant la théorie, quatre questions au format réel : un problème de course, un logigramme, une question d'argumentation, un proverbe. Les consignes changent de sens d'une question à l'autre, comme sur le sujet réel : lis chacune attentivement.

QCM express - 4 questions0/4

Grille de lecture, à titre indicatif, pas une conversion de score : 4/4, le socle est là, la marge se joue sur la vitesse. 2 à 3/4, regarde quelle famille a posé problème (énigme ou argumentation) et retravaille-la spécifiquement. 0 à 1/4, reprends la méthode depuis la lecture des consignes avant de continuer. Pour aller plus loin, la préparation au TAGE MAGE ASTPrep.

Comment fonctionne le sous-test de raisonnement au TAGE MAGE ?

Troisième sous-test sur six : 15 questions, 20 minutes, un paragraphe de quelques lignes suivi d'une question, cinq propositions dont une seule est retenue, aucun point retiré en cas d'erreur, score global sur 600 points. Comme les autres tests d'aptitude du TAGE MAGE (calcul, expression), la durée et le nombre de questions sont écrits en tête du sous-test dans les sujets d'entraînement officiels.

Raisonnement ou logique, de quel sous-test parle-t-on ?

Le test est organisé en trois domaines de compétence, deux épreuves chacun. Le domaine des aptitudes au raisonnement logique regroupe le sous-test 3, libellé officiel Raisonnement / Argumentation, et le sous-test 6, libellé officiel Logique. L'expression "raisonnement logique" désigne donc le domaine, pas une épreuve.

Les deux n'ont rien à voir dans leur contenu. Le sous-test 3 porte sur des situations de la vie quotidienne et des opinions défendues dans les médias. Le sous-test 6 est une épreuve de catégorisation de données spatiales et numériques (4 questions de logique numérique, 4 de logique alphabétique, 7 de logique graphique), où il faut extraire le critère commun à des séries de chiffres, de lettres ou de figures. Plusieurs pages de préparation, et les réponses générées en haut des résultats Google, appellent le sous-test 6 "raisonnement logique", ce qui n'est pas son nom : c'est pour ça qu'on tombe sur des suites de chiffres en cherchant des énigmes. Voir l'article sur la logique au TAGE MAGE pour cette épreuve. Les deux alimentent la même note d'aptitudes : travailler ce domaine, c'est sécuriser 30 questions sur les 90 du test avec un seul socle de méthode.

Ce que l'épreuve évalue officiellement : raisonnement et jugement

La description officielle mérite d'être citée telle quelle : l'épreuve "évalue les capacités de raisonnement et de jugement par rapport à des situations de la vie quotidienne ou des opinions défendues dans les médias", elle "ne nécessite pas de connaissances approfondies des principes fondamentaux de la logique formelle", et elle "fait appel à la logique naturelle qui s'exprime parfois à travers un raisonnement mais aussi à travers un jugement." Le mot jugement est le plus important de la phrase : sur une partie des questions, on ne te demande pas de calculer, on te demande de trancher.

Deux formes de raisonnement sont testées, et seulement deux : le déductif, qui part de prémisses tenues pour vraies et aboutit par déduction à un énoncé tenu pour vrai, et l'inductif, qui part d'un cas particulier pour aboutir à un cas général. Les listes de quatre, six ou sept types de raisonnement qu'on trouve ailleurs (abduction, analogie, raisonnement par l'absurde) viennent de la logique générale, pas de cette épreuve. Attention à ne pas caricaturer l'avertissement sur la logique formelle : "aucune connaissance approfondie" n'est pas "aucune logique" ; le corrigé officiel emploie lui-même les mots implication, équivalence et contraposée pour justifier ses réponses. Il n'y a pas de théorie à apprendre, il y a des automatismes de lecture à installer.

Où le raisonnement pèse-t-il dans le score envoyé aux écoles ?

Le score final sur 600 points se détaille en trois catégories d'aptitudes sur 60 points chacune : résolution de problèmes, aptitudes verbales, raisonnement logique. La note qui remonte aux écoles n'isole donc jamais le sous-test 3, il est agrégé avec la logique dans la note de raisonnement logique. Le négliger abîme une des trois notes de l'attestation, pas une ligne parmi six. Les établissements peuvent pondérer les différentes parties du test et reporter le résultat sur 20 selon leurs propres critères, et l'organisme qui administre le test ne communique aucune moyenne de session. Pour les scores à viser par école, voir l'amélioration du score au TAGE MAGE.

Quels types de questions tombent en raisonnement et argumentation ?

La plupart des contenus de préparation présentent cette épreuve comme un exercice d'analyse d'argument (présupposé, affaiblissement, renforcement), parfois avec des pourcentages annoncés sans source. Or sur un sujet d'entraînement officiel diffusé par une banque d'épreuves, 9 questions sur 15 sont des énigmes de déduction, 4 portent sur un texte court et 2 sur des proverbes, et aucune ne demande de renforcer un argument ni d'identifier un présupposé. Cette observation est rattachée à ce sujet précis, ce n'est pas une règle générale : aucune source officielle ne publie la répartition des types de questions.

Famille

Ce que la consigne demande

Ce qui décide de la réponse

Constaté sur ce sujet officiel

Énigmes de déduction

Résoudre un placement, un calendrier, une relation d'ordre, un problème de menteurs

Le croisement rigoureux des contraintes de l'énoncé, jamais l'intuition

9 questions sur 15

Argumentation sur texte court

Identifier la conclusion, le soutien, ou la contradiction la plus ou la moins forte

La position défendue par le paragraphe, jamais la réalité ou ton avis

4 questions sur 15

Proverbes

Associer une situation au proverbe qui l'illustre le mieux ou le moins bien

La proximité de sens avec la situation, dans le sens demandé par la consigne

2 questions sur 15

Les énigmes de déduction : calendrier, placement, menteurs, implications

La famille la plus lourde et la plus délaissée par les contenus de préparation. Formats réels : déduction de calendrier (un repère et un décalage en jours), relation d'ordre entre personnes ou valeurs, plan de table (positions et professions à croiser), menteurs (chacun affirme la même chose de son voisin), déduction à partir de données statistiques, chaînes de "si... alors". Support de brouillon adapté à chacune : une frise pour le calendrier, une droite pour les relations d'ordre, un tableau à double entrée pour les placements et les menteurs, des flèches pour les implications. La banque d'exercices ASTPrep classe aussi les variantes coupable/innocent, worst case scenario, et liens familiaux dans cette famille. Format qui déstabilise le plus, et qui existe bel et bien sur le sujet officiel : la question dont la bonne réponse est qu'on ne peut pas conclure, parce que l'énoncé ne donne aucune relation entre deux éléments. Beaucoup de candidats l'éliminent par principe, en se disant qu'une question a forcément une réponse chiffrée.

Les énigmes de déduction1 question

Mickael ment le mercredi, le vendredi et le lundi, mais dit la vérité les autres jours. Un jour, il déclare : « Avant-hier j’ai menti et je mentirai demain. » Quel jour sommes-nous ?

L'argumentation sur un texte court : conclusion, contradiction, affaiblissement

Formulations réelles, listées telles quelles par le document de méthodes officiel : "vers quelle conclusion tend ce développement ?", "quelle proposition soutient le mieux la conclusion ?", "qui, parmi les catégories de personnes répertoriées, peut s'exprimer ainsi ?", "quelle est la proposition qui illustre le mieux le point de vue défendu ?". Le réflexe de méthode : le paragraphe défend une position, la réponse se juge par rapport à cette position, jamais par rapport à la réalité. Les corrigés officiels écartent des propositions pour deux motifs récurrents, plus utiles qu'une liste de failles logiques à mémoriser : la sur-interprétation (une proposition qui va plus loin que le texte) et l'écart de portée (une proposition trop spécifique là où le paragraphe est général).

L’argumentation sur un texte court1 question

« La réussite professionnelle ne dépend pas uniquement des compétences techniques. Elle repose également sur la capacité à interagir avec les autres, à comprendre leurs besoins et à s’adapter aux situations. Les compétences relationnelles sont donc tout aussi importantes que les compétences techniques pour réussir dans le monde du travail. » Quelle affirmation soutient le plus les propos du texte ?

Les proverbes, la famille où la consigne peut s'inverser

Deux questions sur 15 sur le sujet officiel, mais famille à risque parce que la consigne s'y inverse plus souvent qu'ailleurs. Le document de méthodes officiel les mentionne explicitement ("à quel proverbe la situation se réfère-t-elle le mieux ?"), mais sur le sujet officiel, les deux questions de cette famille demandent le proverbe qui illustre le moins bien la situation. Qui lit en diagonale répond à la question inverse et choisit la pire réponse possible. Méthode : reformule ce que le paragraphe raconte en une phrase, classe les cinq proverbes du plus proche au plus éloigné de cette phrase, puis prends celui que la consigne réclame, à un bout ou à l'autre du classement. Piège signalé par le corrigé officiel : un proverbe hors sujet n'est pas la moins bonne illustration, puisqu'il n'illustre rien du tout. Celui qu'on cherche, c'est celui qui parle du même thème mais dit le contraire du texte.

Les proverbes1 question

« Un candidat au TAGE MAGE a révisé toutes les notions de calcul mais n’a jamais fait d’exercices chronométrés en conditions réelles. Le jour du test, il connaît la méthode mais manque cruellement de temps sur chaque question. » Quel proverbe illustre le MIEUX cette situation ?

Quelle méthode appliquer famille par famille ?

Cette épreuve ne récompense pas celui qui réfléchit le plus vite, elle récompense celui qui pose l'énoncé au bon endroit avant de réfléchir.

Déshabiller l'énoncé au brouillon avant de tester une seule réponse

Le document de méthodes officiel l'écrit noir sur blanc : il est possible de "déshabiller" l'énoncé pour le retranscrire en symboles, et c'est même "la seule façon de trouver rapidement et sans risque d'erreur la bonne réponse" sur certaines questions. Ce n'est pas un conseil de schéma parmi d'autres, c'est présenté comme la seule voie fiable. Conséquence pratique : sur les énigmes, la première chose à écrire n'est pas un début de raisonnement, c'est la liste des informations de l'énoncé, dépouillées de leur habillage narratif, un symbole par élément. Conventions utiles, sans jargon : une flèche pour une condition, la même flèche barrée pour une négation, un tableau à double entrée dès qu'il y a deux séries à croiser, un cercle dès qu'il y a des voisins. Le tri qui fait gagner le plus de temps : une partie des informations de l'énoncé ne sert à rien, elle habille la situation ; sépare sur le brouillon la contrainte du décor. Cette étape paraît coûteuse en temps, elle en fait gagner.

Implication, contraposée et équivalence : ce que tu peux déduire, ce que tu ne peux pas

Le corrigé officiel s'appuie explicitement sur ces notions pour justifier ses réponses. La règle, en une phrase simple : si une condition entraîne une conséquence, l'absence de la conséquence garantit l'absence de la condition, mais l'absence de la condition ne garantit rien sur la conséquence.

Énoncé de départ

Ce qu'on peut en conclure

Ce qu'on ne peut pas en conclure

Une condition entraîne une conséquence

L'absence de la conséquence entraîne l'absence de la condition (contraposée)

L'absence de la condition entraîne l'absence de la conséquence

Deux conditions s'enchaînent (A entraîne B, B entraîne C)

A entraîne C

C entraîne A

Une affirmation porte sur tous les éléments d'un ensemble

Elle est vraie pour chaque élément pris individuellement

La réciproque sur un élément isolé généralise à tout l'ensemble

L'énoncé ne donne aucune relation entre deux éléments

Rien, il faut répondre "on ne peut pas conclure"

Toute relation qui semble logique mais n'est pas écrite

La dernière ligne est la plus utile : elle correspond à une vraie question du sujet officiel. La plupart des mauvaises réponses de cette famille viennent d'une conclusion tirée dans le mauvais sens, pas d'un manque de logique.

Prémisse, conclusion, présupposé : l'outillage de la famille argumentation

Dans un paragraphe argumentatif : repère ce qui est donné pour acquis (la prémisse), ce que l'auteur en déduit (la conclusion), et le maillon non dit qui relie les deux (le présupposé). C'est ce maillon qu'une question attaque quand elle demande ce qui affaiblit le propos, et qu'elle conforte quand elle demande ce qui le soutient. Cadrage honnête : sur un sujet d'entraînement officiel, aucune question ne demande d'identifier un présupposé ni de renforcer un argument sous cette forme, et 4 questions sur 15 relèvent de l'argumentation, loin de la place que ces notions occupent dans la plupart des contenus de préparation. Ce sont une grille de lecture, pas le programme de l'épreuve.

Comment trancher quand deux propositions semblent toutes les deux justes ?

Tu as lu le paragraphe, tu l'as compris, tu as éliminé trois propositions en quelques secondes, et tu restes bloqué entre les deux dernières qui te semblent toutes les deux correctes. Ce n'est ni un manque de logique ni un manque de temps, c'est prévu par la construction de l'épreuve.

Les deux régimes de réponse prévus par l'épreuve

Le fait le plus fort de tout l'article, cité par aucune page de la première page de Google alors qu'il figure sur le site officiel du test : "les questions présentent des situations-problèmes dans un contexte problématique parfois flou ou parfois très explicite." Dans le deuxième cas, "un raisonnement inductif ou déductif classique amène à une solution unique." Dans le premier, "le candidat doit, au contraire, choisir parmi les cinq réponses proposées celle qui convient le mieux." Une seule réponse est toujours retenue au barème, dans les deux régimes : ce qui change, c'est sa nature. Plusieurs propositions peuvent être défendables, une seule est retenue, jamais "plusieurs réponses sont justes". Certaines des cinq propositions traduisent volontairement une parenté de formulation, ce qui explique pourquoi deux d'entre elles se ressemblent au point d'être indiscernables au premier passage.

Conséquence pratique : identifie d'abord dans quel régime tu es. Sur une question à contexte explicite, l'hésitation signale une erreur de raisonnement à reprendre. Sur une question à contexte flou, l'hésitation est normale, il te faut un critère de classement, pas un calcul de plus.

Le mot qui décide : la meilleure ou la moins bonne proposition

Le document de méthodes officiel précise que les consignes "peuvent vous demander alternativement d'évaluer la meilleure ou la moins bonne des conclusions ou des illustrations possibles." Ce n'est pas le paragraphe qui décide de la réponse, c'est le superlatif de la question : la proposition qui contredit le plus, celle qui affaiblit le plus, celle qui complète le mieux, la meilleure conclusion, le proverbe qui illustre le moins bien. Geste concret : entoure le superlatif de la question avant de lire les propositions, et demande-toi à chaque proposition si elle va dans le sens réclamé, pas si elle est vraie. Une proposition vraie peut être la mauvaise réponse, simplement parce que la question demandait autre chose.

Ton avis et tes ajouts, les deux choses que le corrigé officiel sanctionne

Le document de méthodes officiel le dit explicitement : "il faut faire très attention de ne pas confondre les points de vue défendus dans les énoncés avec vos propres points de vue, qui ne doivent surtout pas être pris en compte." Sur une épreuve construite autour d'opinions défendues dans les médias, ton avis contamine ton choix sans que tu t'en rendes compte. Test de contrôle : est-ce que tu choisis cette proposition parce que le texte la porte, ou parce que tu la trouves juste ? Deuxième reproche que le corrigé formule deux fois : la sur-interprétation, une proposition qui prolonge le texte ou monte d'un cran en généralité s'éloigne du paragraphe même quand elle semble plus intelligente. Règle de fin : tout ce que tu ajoutes au paragraphe, opinion ou conclusion personnelle, t'éloigne de la bonne réponse. La proposition à cocher est presque toujours la plus plate des deux finalistes.

Comment gérer les 20 minutes du sous-test de raisonnement ?

15 questions en 20 minutes laissent en moyenne un peu moins d'une minute vingt par question, une moyenne qui n'a pas à être respectée question par question. Ordre de traitement : les énigmes à contexte explicite ont une réponse unique et vérifiable, tu sais quand tu as juste, donc tu les sécurises d'abord. Les questions à contexte flou demandent un jugement, tu n'as jamais la certitude d'avoir raison, et elles peuvent absorber un temps illimité : traite-les en dernier. Les énigmes très longues (plans de table à plusieurs contraintes, chaînes d'implications) prennent parfois le double de la moyenne : le brouillon rend visible le moment où l'énigme se referme, si les contraintes ne se croisent pas au bout de deux minutes, passe à la suivante.

Aucune pénalité pour une réponse fausse, donc jamais de case vide, mais raisonne en probabilité de bonne réponse, jamais en points gagnés : la formule qui convertit les bonnes réponses en note sur 600 n'est pas publique. Le test dure 2 heures, plus environ 30 minutes d'explications : prévois un créneau de 3h30.

Comment t'entraîner d'ici le jour J ?

Sur cette épreuve, l'entraînement ne sert pas à accumuler des questions, il sert à rendre automatiques la reconnaissance de la famille et le geste de brouillon.

D'abord les familles, ensuite le chronomètre

Premier temps, sans chronomètre : traite les questions famille par famille, pas en série mélangée, pour installer le bon support de brouillon sur chacune. Le critère de passage au temps suivant, ce n'est pas un nombre de questions faites, c'est le moment où tu identifies la famille et sors le bon schéma sans y penser. Second temps, en conditions réelles : 15 questions d'affilée, 20 minutes au chronomètre, sans regarder les corrigés avant la fin. Les consignes officielles demandent de "lire et relire très attentivement les paragraphes, les questions, puis les cinq propositions" : c'est un conseil fort, pas un détail, entraîne-toi à relire vite. Dans tes séries chronométrées, cherche moins ton nombre de bonnes réponses que l'endroit où le temps a fui.

Exploiter tes erreurs entre deux entraînements

Pour chaque question ratée, note non pas la bonne réponse mais la cause du ratage : mauvaise famille identifiée, énoncé mal déshabillé, conclusion tirée dans le mauvais sens, superlatif de la consigne mal lu, ton propre avis qui s'est invité, ou proposition trop interprétée. Au bout de quelques séries, une cause ressort largement devant les autres, c'est elle qu'il faut travailler. Sur les questions à contexte flou, relis le corrigé même quand tu as coché la bonne réponse, pour vérifier que c'était pour le bon motif et pas par chance : une bonne réponse trouvée au ressenti ne se reproduira pas.

Progresser en raisonnement au TAGE MAGE avec ASTPrep : par où commencer ?

La méthode de cette épreuve tient en quelques réflexes, mais des réflexes ne s'installent pas en lisant, ils s'installent en traitant des questions corrigées en volume, avec un retour sur la cause de chaque erreur. ASTPrep met à disposition une banque de plus de 4 000 exercices à jour, 18 TAGE MAGE blancs complets pour t'entraîner en conditions réelles, des corrections en vidéo qui déroulent le raisonnement au lieu de donner la lettre, des cours en direct chaque soir pour lever un doute sur une question précise, et la méthode du carnet d'erreurs décrite plus haut. La communauté Discord de 12 000 membres compte aussi : sur cette épreuve, un blocage vient souvent d'un motif de rejet qu'on ne voit pas seul.

Résultats documentés, sans promesse de score : Arthur F. est passé de 290 à 423 en deux mois, Timothé T. de 323 à 450 sur la même durée. Deux points d'entrée sans engagement pour maximiser tes chances : le Discord est gratuit, et le simulateur en haut de page te permet de savoir où tu en es avant d'obtenir un score qui te satisfait. Pour aller plus loin, l'offre Découverte à 87 €/mois ou l'offre Progression à 73 €/mois.

FAQ : le sous-test de raisonnement au TAGE MAGE

Le raisonnement est-il l'épreuve la plus difficile du TAGE MAGE ?

Aucune donnée officielle ne permet de classer les six épreuves par difficulté, et l'organisme qui administre le test ne communique aucune moyenne de session. Les classements de difficulté qui circulent reposent sur des ressentis. Ce qu'on peut dire honnêtement : cette épreuve demande le moins de connaissances préalables, ni calcul, ni grammaire, ni culture, ce qui la rend déroutante puisqu'on ne peut pas la réviser en apprenant quelque chose. Ce qui progresse ici, c'est la méthode de lecture et le brouillon.

Quels sont les 4 types de raisonnement ?

Le document de méthodes officiel n'en annonce que deux : la déduction, qui part de prémisses tenues pour vraies pour aboutir à une conclusion tenue pour vraie, et l'induction, qui part d'un cas particulier pour aboutir à un cas général. Les listes de quatre, six ou sept types (abduction, analogie, raisonnement par l'absurde, argument d'autorité) viennent de la logique générale, pas de cette épreuve. Tu n'as pas de taxonomie à mémoriser, tu as deux mouvements à reconnaître : du général vers le particulier, et du particulier vers le général.

Le raisonnement, ça se travaille vraiment ou c'est inné ?

Ça se travaille. La question se pose parce que l'épreuve ne demande aucune connaissance, ce qui laisse croire qu'elle mesure une aptitude fixe. Ce n'est pas ce qu'elle mesure. Ce qui fait la différence sur les questions ratées, ce n'est presque jamais la capacité à raisonner, c'est un énoncé traité de tête au lieu d'être posé au brouillon, une consigne lue trop vite, ou une conclusion tirée dans le mauvais sens. Trois gestes, et un geste s'entraîne.

Le sous-test de raisonnement du TAGE MAGE et celui du Score IAE Message, est-ce la même épreuve ?

Non, deux tests différents. Le Score IAE Message comprend une épreuve "raisonnement logique et numérique" divisée en deux parties de 10 questions chacune, logique et raisonnement numérique. Le sous-test 3 du TAGE MAGE compte 15 questions en 20 minutes, porte sur des situations de la vie quotidienne et des opinions défendues dans les médias, et ne comporte aucune partie numérique dédiée. Ce qui compte pour le TAGE MAGE, ce sont des annales du TAGE MAGE : les formats ne se transposent pas d'un test à l'autre.

Combien de bonnes réponses faut-il viser en raisonnement ?

Aucun objectif chiffré ne peut être donné honnêtement : la formule qui convertit les bonnes réponses en score sur 600 n'est pas publique, et l'organisme ne communique aucune moyenne de session. Tout objectif du type "il faut douze bonnes réponses" est une invention. Ce qui est vrai et utile : le score envoyé aux écoles agrège cette épreuve avec la logique dans une note sur 60 points, donc vise la régularité sur le domaine plutôt qu'un compte de bonnes réponses sur une seule épreuve. Aucune pénalité ne s'applique à une réponse fausse, il n'y a donc jamais de raison de laisser une case vide.

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